Un peu d’histoire

-       Que représente le nom de Bissetoun ?

Bissetoun (Bistoun ou Behistun qui signifie « siège des Dieux ») est une montagne sacrée, classée par l’ UNESCO, située dans la province de Kermanshah, à l’ouest de l’Iran. Sur celle-ci, figure une remarquable inscription multilingue sculptée dans une falaise calcaire à environ 60 mètres en surplomb de la plaine. Située le long d’une des routes principales reliant la Perse à la Mésopotamie, l’inscription représente un bas-relief grandeur nature de son créateur, le roi achéménide de Perse Darius Ier, accompagné d’autres personnages. Elle est unique dans la mesure où c’est le seul texte monumental achéménide connu qui documente un événement historique précis : le rétablissement de l’empire par Darius Ier le Grand. Bissetoun offre, en outre, un témoignage exceptionnel de l’échange des valeurs humaines qui ont grandement influencé le développement de l’art monumental et de l’écriture, reflétant des traditions anciennes sur des bas-reliefs monumentaux. L’inscription, rédigée en trois langues différentes, est la première écriture cunéiforme jamais déchiffrée au XIXe siècle, résultat du travail réalisé par Sir Henry Rawlinson. Ce dernier commença ses recherches en 1835 et eut besoin de plus d'une décennie pour accomplir la traduction des inscriptions, laquelle fut publiée à Londres en 1846[.]

 
 

Le site vu par l’architecte Pascal Coste au XIXe siècle

En haut, le grand relief achéménide et en bas, deux grands cadres dont l’un est recouvert par une inscription.

Equipe

Passionnés depuis toujours par la cuisine en général et plus particulièrement par celle de leur pays d’origine, Shahla, Shokou, Roya et Abass ont décidé d’ouvrir un restaurant à Bruxelles pour faire connaitre davantage leur cuisine.

Après rénovation d’un restaurant préexistant sur Saint-Gilles, ils ont débuté leur activité officielle en mai 2017. Tous connaisseurs et cuisiners de longue date,ils n’avaient cependant aucune expérience de la gestion d’un restaurant, ce qui représentait un réel défi ! Grâce à leur motivation et leur persévérance, ils ont réussi à dépasser les difficultés inhérentes à l’ouverture d’un restaurant et c’est avec l’aide d’un ami, ancien restaurateur, qu’ils ont développé leur professionnalisme et acquis une expérience unique.

 

L’objectif de cette équipe est d’offrir à leurs clients une cuisine de qualité avec des produits frais, selon les arrivages et les saisons, certains produits provenant directement d’Iran, notamment le riz.

Ils ont décidé dès le départ de marquer leur différence en refusant le recours aux techniques de surgélation afin de conserver les richesses gustatives et nutritionnelles des plats proposés. C’est ainsi que l’équipe de Bissetoun propose un choix, certes diversifié mais aussi limité, pour ses entrées et ses plats afin de garantir cet engagement. La carte est amenée à être modifié en fonction des saisons et de la disponibilité des produits. Par ailleurs, une suggestion des chefs sera proposée de manière hebdomadaire afin de faire découvrir des mets typiques de chaque région d’Iran tout en gardant le concept de produits frais. Vous aurez accès à ces suggestions en vous inscrivant soit à notre newsletter soit en consultant notre site web ou celui de facebook bissetoun.

 

-       Au-delà du monument, une histoire tragique ….

Le mont Bissetoun sous-entend également dans toute la région du Moyen-Orient, une histoire amoureuse tragique équivalent finalement à celle de Roméo et Juliette en Occident…

La voici :

Khosrow Parwiz, descendant de Hormozd IV (579-590) avait dès son jeune âge des qualités exceptionnelles. Courageux, beau, intelligent et puissant, il était particulièrement expert dans le tir à l’arc et la chasse au lion. A l’âge de quatorze ans, il fût confié à un maître nommé Bozorgmehr. C’est dans un rêve que son grand-père, Anûshirvan Khosrow I, lui apprit qu’il allait bientôt rencontrer la femme de sa vie, qu’il aurait un cheval nommé Shabdiz plus rapide que Tûfân (tempête), qu’il serait couronné et qu’il trouverait un maître de musique nommé Bârbad, infiniment doué.

Un jour, son ami Shâpûr, lui parla d’une femme qui régnait dans la région de la mer Caspienne appelée Mahin Bânû et qui avait une fille, Shirin, "belle comme un ange" dont Khosrow tomba aussitôt amoureux. Lors d’un voyage de Shirin en Arménie, Shâpur lui montra le portrait de Khosrow et elle tomba à son tour aussitôt amoureuse de lui. Shâpur lui donna une bague de la part de Khosrow et lui conseilla de chevaucher vers Tisfûn pour le rejoindre au plus vite.

 

Prétendant vouloir aller à la chasse, Shirin demanda à sa mère l’autorisation de prendre son cheval Shabdiz, qui courrait à la vitesse du vent. Elle parvint à dépasser ses compagnons de chasse et poursuivit sa chevauchée vers Tisfûn pour retrouver Khosrow. Fatiguée par cette longue route, elle se reposa auprès d’un lac où elle se baigna. Khosrow, resté à la cour de Tisfûn, dû faire face à un problème : un roi concurrent, Bahrâm, avait frappé des écus au nom de Khosrow et les distribuait dans tout le pays. Hormoz IV, le père de Khosrow, s’imagina alors que celui-ci voulait lui arracher le pouvoir. Le maître de Khosrow conseilla à ce dernier de quitter Tisfûn pour quelques temps. Avant de partir, Khosrow donna l’ordre aux gens du harem de partir à la recherche de Shirin et de bien l’accueillir si elle arrivait éventuellement au palais. Il quitta alors Tisfûn pour fuir son père courroucé et chevaucha en direction du lac où Shirin était en train de se baigner. C’est là que les chevaux s’arrêtèrent et que Khosrow aperçut Shirin et son cheval, derrière un buisson. Shirin, entrevit l’homme. Elle qui pensait que seul Khosrow pouvait faire naître chez elle de tels sentiments, en vient à douter à la vue de ce cavalier, qui n’avait rien d’un prince. Elle ignorait que Khosrow avait été contraint de fuir sous un tel apparat et que son cœur ne l’avait pas trahi. Troublée, elle s’enfuit avec sa monture et Khosrow ne parvint pas à la rattraper. Ses yeux se remplirent de larmes et il fut désormais habité par un seul espoir : celui de la retrouver.

Khosrow poursuivit son voyage jusqu’en Arménie et Shirin jusqu’à Tisfûn où elle se présenta aux femmes du harem qui la reçurent selon les ordres, bien que préoccupées, par la beauté et la grâce de la nouvelle venue.

Apprenant que Khosrow s’était enfui, Shirin devina que l’homme près du lac n’était autre que Khosrow et soupira. Ce dernier, à peine arrivé en Armenie, pleura dans le vin auprès de Mahin Bânû la disparition de Shirin.

C’est alors qu’un groupe de notables lui envoya un messager pour lui annoncer la mort de son père et lui demander de prendre la succession. Khosrow revint en toute hâte à Tisfûn où il apprit le départ de Shirin et de Shâpûr pour l’Arménie, partis dans l’espoir de le retrouver, en vain. Celle-ci retrouva juste sa mère, qui l’accueillit à bras ouverts. Khosrow nourrissait la jalousie et avait beaucoup d’ennemis dont Bahrâm. Celui-ci finit par déstabiliser le trône en accusant Khosrow d’être sujet à la folie à cause de son amour pour Shirin. Bahrâm et ses alliés obligèrent à nouveau Khosrow à s’enfuir vers l’Arménie. Shirin appris le départ de Khosrow et sur la route, dans un pavillon de chasse, les deux amoureux se rencontrèrent par un heureux hasard. La mère de Shirin lui conseilla de ne pas se laisser aller à ses sentiments de manière informelle et d’exiger de Khosrow qu’il l’épousa ou qu’elle le quitta. Shirin suivit les conseils de sa mère et repoussa avec adresse les élans amoureux de Khosrow qui, déçu et fâché, prit la route d’Istanbul avec le cheval de Shirin. Il y épousa Maryam, fille de l’empereur de Byzance et réussit avec l’aide de son armée à venir à bout de ses ennemis et à repousser Bahrâm, qui s’enfuit en Chine. Le temps passant, Khosrow pensait toujours à Shirin et cherchait à l’oublier dans les festivités de la cour ryhtmées par la musique envoûtante de Bârbad. La mère de Shirin, Mahin Bânû, mourut après avoir encore conseillé à sa fille de rester ferme devant Khosrow et lui laissa le trône d’Arménie en héritage.

C’est ici qu’apparaît un nouveau personnage, Farhâd, tailleur de pierres réputé pour ses travaux extraordinaires. Il tomba rapidement amoureux de Shirin dès qu’il l’entrevit. Khosrow fut vite mis au courant de l’amour de Farhâd pour Shirin et décida de se débarrasser de ce concurrent en lui offrant de l’or et des pierres précieuses. Pour s’assurer de l’éliminer définitivement, il lui confia des travaux gigantesques qui l’éloignèrent de la cour de Shirin. Une fois son travail accompli, Farhâd revint. Après un long dialogue entre les deux prétendants, Khosrow obligea Farhâd à creuser une route dans la montagne de Bissetoun pour permettre le passage des caravanes de commerce. Farhâd accepta à condition que Khosrow, une fois le travail terminé, renonce définitivement à l’amour de sa vie : Shirin. Celle-ci touché par la persévérance de Farhâd lui apportait de temps en temps un bol de lait pour lui redonner des forces. Un jour, le cheval de Shirin, épuisé par la charge de pierres précieuses qu’il transportait, mourut dans la montagne. Farhâd porta alors le cheval et sa cavalière sur son dos jusqu’au château. Khosrow qui apprit cette aventure et qui vit que les travaux de Farhâd étaient en train de parvenir à leur fin, comprit qu’il était sur le point de perdre Shirin. Il envoya alors un messager à Farhâd lui annonçant la mort de Shirin. Ne pouvant supporter cette perte, Farhâd se jeta aussitôt du haut de la montagne et mourut sur le coup.

Par la suite, la femme de Khosrow décéda également et Khosrow épousa une jeune fille d’Ispahân, Shokr, réputée pour sa beauté et sa pureté. Néanmoins, Khosrow ne parvenait pas à oublier Shirin. Il finit par épouser Shirin après réconciliation grâce à de nombreux dialogues musicaux interprétés par deux chanteurs représentant les deux amoureux. Le mariage fut somptueux mais leur bonheur ne fut que de courte durée. Le fils de Khosrow et de Maryam tomba amoureux de Shirin lors des cérémonies nuptiales et assassina son père pendant son sommeil. Désemparée, Shirin se suicida sur la tombe de Khosrow auprès de laquelle elle fut inhumée……

 

Source:

-          http://french.irib.ir/radioculture/iranologie/arch%C3%A9ologie/item/282861-bistoun-taill%C3%A9-dans-le-roc-depuis-des-mill%C3%A9naires

-          https://fr.wikipedia.org/wiki/Inscription_de_Behistun

-          http://www.teheran.ir/spip.php?article306#gsc.tab=0

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Bissetoun est situé à Saint-Gilles. Ce restaurant traiteur propose à ses clients des produits 100% frais et sains: sandwiches, soupes, business lunch. A emporter ou en livraison.

Infos

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